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Art actuel Décembre 1999
« Par son sens de la sublimation d'objets, elle est proche d'un Bernard Pras et, par son esthétisme très particulier, elle est de la famille des Rotella, Klasen ou Pierre et Gilles. (…) La perceuse et la scie sauteuse lui servent de pinceaux pour ce qu'elle revendique comme des panneaux lumineux. (…) Elle aime travailler à partir des mots qu'elle éclaire. Hélène Launois milite pour un art d'aujourd'hui, qu'on peut toucher et qui doit aussi toucher, d'emblée. Son regard de femme lui donne son style d'amour et d'humour. Les intellectuels style « Siècle des Lumières » adorent aussi. Cool ! »
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L'Optimum Février 2001
« Objets de pacotille flirtant avec les figures mythiques (le Che), mots s'amusant de la lumière, les œuvres d'Hélène Launois jouent avec ironie le grand bazar organisé. »
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Site internet Cityvox
Février 2001
« Du Che Guevara au légendaire légionnaire de Piaf en passant par des rues de New-York ou un pan du Mur de Berlin, Hélène Launois a choisi de mêler les mots, les couleurs et la lumière pour les instantanés d'histoires que racontent ses œuvres. Ses tableaux, peintures ou collages, toujours associés à une phrase ou un slogan sont parsemés de petites diodes jaunes ou colorées qui brillent dans la nuit et donnent un air de fête à cet art plein de vie. Aussi surprenantes qu'attirantes, ses œuvres ont quelque chose d'immédiatement séducteur et fascinant. Loin d'être racoleuse, la lumière qui les habite dégage une impression de chaleur enthousiasmante, souvent relevée d'une touche d'ironie complice, amusée et amusante. »
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Galerie Eric de Montbel Janvier 2001
Texte de Serge Saada (écrivain et scénariste) repris dans le communiqué de presse annonçant l'exposition à la galerie Eric de Montbel en janvier 2001
Text written by Serge Saada (play and film-script writer) and quoted in the press release annoucing the exhibition at Eric de Montbel's art gallery, january 2001
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Arts Magazine juillet-août 2005
« Loupiotes, gouaille parigote, peinture un peu pop : voilà le cocktail d'Hélène Launois, dont les peintures électrifiées représentent le plus souvent des paysages urbains agrémentés de slogans qui interpellent le chaland. (…) « Viens voir c'qui s'trame derrière ma muraille », nous dit l'une de ses œuvres. Il faut aussi voir ce qui se trame derrière la première impression : les petits textes collés dans la laque qu'elle utilise pour brosser ses scènes sont souvent ironiques et contredisent les grandes envolées un peu frimeuses ou midinettes qu'on remarque en premier. »
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Voyage au cœur de nous même Texte pour l'exposition « Périph' », 2005 /Serge Saada
« Hélène Launois a cette fois choisi une thématique commune pour ses peintures électrifiées. Un espace récurrent et impersonnel comme celui du périphérique pour y porter un regard poétique et inventer le lieu où journal intime et impertinentes questions s'affronteraient au gigantisme ostentatoire des routes et des logos. Les marques victorieuses à l'entrée ou à la sortie des villes et l'asphalte homogène qui permet d'aller d'un point à un autre coexistent avec de nouveaux slogans, les traces de questionnements privés, fulgurances introspectives, volonté de chahuter l'intangible, d'empiler nos touchantes failles avec l'azur des périphériques. Ici, la petite musique intérieure côtoie la mythologie du béton, taquine un panneau indicatif en lui associant un drolatique : « Pas de talon plat ». Dans un territoire colonisé par les slogans, là où l'électroménager et le bibendum Michelin sont les seigneurs de la nuit, Hélène Launois juxtapose à notre mémoire collective une autre réalité. Ces panneaux électrifiés sont des lignes de fuite pour l'imaginaire, luminosité qui éclaire sans étourdir, suscite l'aller et retour incessant, le flux entre un univers personnel et l'éclairage de fête. La prolifération des enseignes s'équilibre à celle des messages, collages souvent retors, parfois minuscules, jamais univoques. La rébellion du tagueur s'accomode du retrait pudique ; le refus de la forme figée, ce qui est éclairé/éclairant, n'est pas toujours le plus important. L'empilement des slogans, électriques ou pas, se mesure à la mythologie des logos sans que la toile n'en soit surchargée. L'œil peut se perdre, s'éblouir, creuser le détail, trouver un sens pour s'égarer encore. La formule magique est lumineuse mais sans sens unique. Elle est atteinte d'un relativisme aigu, d'un « pourquoi pas » salutaire, une subtile candeur qui contaminerait le monde figé de l'auto-célébration des enseignes lumineuses. Et si les lumières de la ville éclairaient des messages inutiles, sans conséquences, dénués d'efficacité. Des mots pour l'errance et le questionnement. Des slogans-personnages, dissidentes niches qui se faufilent, petite voix qui chuchote et perturbe l'implacable signalétique des lignes périphériques. Ces panneaux lumineux sont aussi des touches de consolation. L'exploration d'une œuvre qui se livre et se dévoile plus qu'avant nous rappelle que nous sommes souvent à la périphérie de nous même. »
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