bandeau

Le travail d'helene Launois

Les peintures électrifiées représentent des paysages urbains, des portraits, des salles de casino, des fêtes foraines. Elles comportent des mots – slogans, bribes de poèmes ou de chansons. Des lumières affleurent la surface, côtoyant des objets collés, des épaisseurs de matière. Les rayons lumineux s’insèrent dans la peinture, butent sur le relief ou rasent la toile et infléchissent les nuances des laques glycéro.

Plus récemment, dans des sculptures ou « compiles », j’ai utilisé la lumière électrique et électronique comme le matériau essentiel, affranchi de la figuration peinte et des mots. Il peut être doux, tamisé, rutilant, retors, éblouissant, agressif…

Alors cette lumière humaine, qui parfois porte ombre à la lumière naturelle, devient langage et langue de sensations. Elle trouve sa grammaire dans la couleur des ampoules, l’orientation des faisceaux, le mouvement, l’intensité, la combinaison des genres (leds, néons, incandescence).

Des compositions abstraites de métal, plastique, tissus, coquillages, déchets rejetés par la mer sont traversées par des chemins de lumière, des alignements d’ampoules en sentinelles, des leds pointées sur des miroirs ou des verres grossissants. Les conducteurs électriques parcourent l’ensemble, sentiers aménagés dans cet univers métallique et plastique, l’irriguant en 220 et en 12V.

Ici, les lumières sont fixes et ce sont les intensités et les teintes des ampoules qui donnent le ton. Ailleurs, des mécanismes lumineux s’enclenchent et les cycles dialoguent. Et quand les lampes s’éteignent, la structure, ossature dans l’ombre, est nue, en attente.

Dans Narcisse, « urban art box » installée en 2010 sur la place Saint-Germain des Prés, en plein jour, les diodes électroluminescentes étaient réduites à des points colorés. Le soleil traversait la sculpture, qui se projetait en ombres. Le soir venant, les lumières intérieures de celle-ci, programmées en cycles, montaient en puissance, circulaient et déployaient leur chorégraphie.

Ainsi transmutent ces espaces temps : lumières éteintes, immobiles au repos, traversés par la lumière naturelle, diffusant leur propre lumière, en chorégraphie, animés de soubresauts lumineux.

Revue de presse

  • 2011, L’Attacco, « La « Corrente » lirica di Hélène Launois »
  • 2011, Cityvox, « La fée électricité »
  • 2010, Art actuel, « H.Launois, lauréate des Urban Art Box à Saint-Germain des Prés »
  • 2010, Inside Art (Italie), « Les lumières »
  • 2008, Elle Decor Italia, « A Roma »
  • 2005, Arts Magazine n°2, « Elle fait parler les rues »
  • 2003, Journal des Arts n°165, reproduction de « Méfiez-vous des revendeurs »
  • 2003, Le Nouvel Observateur, « Paris en peintures et en 220 »
  • 1999, Art actuel, « Art du temps dans l’air du temps »
  • 2008, Reportages TV, RTS et Canal Plus Horizon (Sénégal) 
  • 2005, participation à l’émission « Nouveaux Talents », Direct 8
 

Textes et commentaires

photos Stéphane Decré, Yves Géant, Hélène Launois, Audrey Verger / vidéo Sylvain Solaro